L'apothéose de la guerre
VERESHCHAGIN Vasily Vasilyevich
Auteur
VERESHCHAGIN Vasily Vasilyevich
Naissance / décès
n. 1842 Cherepovets d. 1904 Port Arthur
Titre
L'apothéose de la guerre
Date
1871
Technique
Huile sur toile 127x197 cm
Localisation
State Tretyakov Gallery Moscow
Forme
peinture
Type
mythologique
École
Russe
Période
1851-1900
Lecture de l’image
Cette scène représente l’apothéose de la guerre sous la forme d’un vaste tertre composé d’ossements humains, dominant un désert aride. Des centaines de crânes et de squelettes, entassés en une pyramide irrégulière, occupent le premier plan et le centre de la composition ; certains sont isolés sur le sol, tandis que d’autres s’effondrent au pied du monticule. De nombreux corbeaux noirs se posent sur les ossements ou tournent dans le ciel, accentuant la dimension funèbre et la menace de la putréfaction. L’horizon très bas ouvre sur une plaine désertique ponctuée d’arbres morts et dénudés, de maigres constructions et de reliefs lointains. Sous un ciel bleu limpide, la lumière solaire, sèche et presque implacable, fait ressortir les tons blanchâtres des crânes et les ocres du sable. L’absence de figures humaines vivantes transforme ce paysage silencieux en une puissante allégorie de la destruction et du bilan meurtrier des conflits.
Repères visuels
Actions et scène
amas de crânes · vol d’oiseaux · oiseaux posés sur les ossements · plaine désertique
Objets et animaux
crânes humains · ossements · corbeaux · arbres morts · construction ocre · ruines
Lieu et cadre
désert · plaine aride · horizon montagneux · paysage ouvert
Composition
composition centrée · masse pyramidale · premier plan encombré · horizon horizontal · ombre portée
Couleurs et lumière
bleu ciel · tons sable · ocre · brun · lumière solaire · contraste clair-obscur
Ambiance
funèbre · désolée · silencieuse · macabre · solitaire
Sujets iconographiques
memento mori · vanité · mort · accumulation de crânes · paysage de désolation
Points incertains
les oiseaux semblent être des corbeaux · la construction lointaine pourrait évoquer des ruines ou une fortification · la scène peut relever d’une allégorie de la mort, sans identification précise