
Caïn tuant Abel
LEYDEN Lucas van
Auteur
LEYDEN Lucas van
Naissance / décès
n. 1494 Leiden d. 1533 Leiden
Titre
Caïn tuant Abel
Date
1524
Technique
Engraving 117x75 mm
Localisation
Metropolitan Museum of Art New York
Forme
graphique
Type
religieuse
École
Hollandaise
Période
1501-1550
Lecture de l’image
Caïn tuant Abel : selon le sujet biblique indiqué par le titre, le meurtrier domine son frère renversé et s’apprête à lui porter un coup. Au premier plan, Abel, presque entièrement nu, est étendu sur le côté, le torse et le visage tournés vers le spectateur ; sa main crispée et ses jambes repliées traduisent la lutte et l’abandon. Caïn, vêtu d’un drapé qui enveloppe partiellement son corps, se penche au-dessus de lui dans une posture violente, tandis qu’un bras levé brandit un objet indistinct, probablement l’arme du meurtre. Leurs corps enlacés forment une diagonale très serrée qui envahit la composition. La scène se déroule dans un paysage accidenté, entre rochers, sol pierreux et végétation sombre ; des arbres et une étendue claire apparaissent à l’arrière-plan. Le traitement gravé, fortement contrasté, accentue les muscles, les plis des étoffes et la brutalité de l’atmosphère.
Repères visuels
Personnages
deux hommes nus · homme penché · homme étendu
Actions et scène
affrontement · agression · corps à corps · homme dominant un corps · bras levé
Objets et animaux
étoffes · draperies · objet indéterminé · rochers
Lieu et cadre
plein air · paysage · zone boisée · sol rocheux · troncs d’arbres
Composition
composition verticale · superposition des corps · diagonales · premier plan · arrière-plan paysager · cadrage serré
Couleurs et lumière
noir et blanc · monochrome · fort contraste · zones claires · hachures sombres
Ambiance
violence · tension dramatique · agitation · scène tragique
Sujets iconographiques
meurtre · agression d’un homme · corps masculin · scène biblique possible
Points incertains
l’objet levé est difficile à identifier · la nature exacte du geste est partiellement masquée · l’identification de l’épisode iconographique reste incertaine